Je vous retrouve aujourd’hui (encore) pour parler de la dernière annonce de Cupertino du côté des tablettes : le tout nouvel iPad Air propulsé par la puce M4. J’ai épluché la fiche technique, j’ai regardé les promesses d’Apple, et il est grand temps que je fasse le tri entre les beaux discours marketing et la réalité du terrain.
La course aux chiffres : Ce qui change sous le capot
Apple n’y va pas de main morte avec cette nouvelle génération. Si extérieurement je constate que le design reste en terrain ultra-connu, à l’intérieur, la machine a pris des stéroïdes. Voici les chiffres annoncés que j’ai retenus :
- Le bond de la puce M4 : Apple annonce un gain de performances de l’ordre de 30 % par rapport à la puce M3.
- Un vrai boost de mémoire : C’est la grosse bonne nouvelle que je retiens de cette itération. La mémoire unifiée passe enfin à 12 Go. C’est une augmentation importante par rapport à la génération précédente, le tout épaulé par une bande passante qui grimpe à 120 Go/s. Concrètement, je peux vous assurer que ça va respirer pour les applications lourdes.
La cerise sur le gâteau ? Je remarque qu’Apple a décidé de jouer le jeu en gardant un prix inchangé. Pas d’inflation punitive cette année malgré la hausse des specs, et ça, je tenais absolument à le souligner.
Le gros point noir : iPadOS, le boulet au pied du M4
Mais je dois pousser un vrai coup de gueule ici. C’est bien beau de me mettre un moteur de Formule 1 entre les mains, mais si c’est pour rouler sur une route de campagne limitée à 30 km/h, à quoi bon ?
Le vrai problème de cet appareil, c’est qu’iPadOS n’exploite absolument pas la pleine capacité de cette puce M4. Le système d’exploitation vient littéralement brider ce gain de puissance phénoménal. On se retrouve avec 12 Go de RAM et un processeur surpuissant, mais toujours coincés dans un OS mobile qui peine à offrir un véritable catalogue d’applications quand on compare à macOS.
Mon Verdict : À qui s’adresse vraiment cet iPad Air M4 ?
Sachant que la puissance brute est freinée par iPadOS, est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire chauffer votre carte de crédit ?
Mon verdict : la fiche technique justifie rarement le renouvellement.
À qui s’adresse-t-il ? Si vous traînez un vieil iPad Air ou un iPad Pro qui date d’il y a 6 ou 7 ans (bonjour les iPad Pro de 2018 !), c’est le moment idéal pour faire le saut. Vous allez prendre une claque monumentale au niveau de la fluidité, de l’autonomie et de la longévité. Pour vous, c’est un achat que je juge intelligent et pérenne.
Qui doit absolument passer son tour ? Si vous avez actuellement un iPad Pro M1 ou un iPad Air M2 posé sur la table du salon, je ne vous conseille pas de changer. Gardez votre argent. Votre tablette en a encore énormément sous la pédale pour les années à venir. La puce M4 est exceptionnelle, certes, mais à cause des limites d’iPadOS, elle ne changera absolument pas votre expérience au quotidien. La raison l’emporte sur la nouveauté !
Le problème n’est pas la puce M4
La puissance est là. Le vrai sujet, c’est ce qu’iPadOS permet d’en faire au quotidien. Tant que certaines limites logicielles restent présentes, ajouter encore plus de puissance ne règle pas forcément les vrais irritants de l’iPad.
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